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Discours médical…

« Aussi, les prescripteurs se sont dit que, malgré le risque de ces malformations graves, notamment le spina bifida, la surveillance étroite des fœtus de mère sous dépakine conduirait à une interruption volontaire de grossesse.« 

À la relecture de cette phrase (extraite des retours de lecture), je me dis que le problème est là. Les prescripteurs se sont dits (mais sans en informer forcément les premières concernées : les femmes enceintes) qu‘en cas de problème, cela conduirait à une IVG (dans ce cas, une ITG : interruption thérapeutique de grossesse). C’est terrible si l’on considère que l’acte est tout sauf anodin. Et que l’on ne prévient pas a posteriori. Une espèce de pari sur la vie. Si ça va, ça va. Un pari sur le bonheur, sur le drame. Un pari sur la mort.

« Si cela ne va pas, elle pourra toujours avorter »… Cela fait froid dans le dos. Je pense à toutes les femmes qui ont eu à recourir à un IVG ou un ITG. C’est toujours un traumatisme.

Vous pourrez toujours avorter et en avoir un autre…
Discours scientifique (médical) vs discours « humain ». Discours souvent masculin, je suppose.

Cela fait mal. Même avec le recul.

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