Pause…

La semaine dernière, à cette heure, je n’en menais pas large. La semaine dernière, on s’apprêtait à opérer mon fils, Léo. Ostéotomie bimaxillaire… Nom un peu barbare pour dire qu’on lui a avancé la mandibule supérieure et retiré un morceau de menton.
Neuf mois plus tôt, on opérait sa sœur à cœur ouvert. Pour la quatrième fois.
Voilà, mes enfants sont « réparés ». Physiquement du moins.
Mais à quel prix ! mon cœur de mère se réjouit.
L’aventure dépakine a commencé en 1993, avec la mort de mon fils, de mon crapaud. 33 ans plus tard, je me sens « vidée ».


Ce n’était pas le hasard


Vos premiers retours de lecture me remplissent d’aise.
Je lis sur babelio : La force de son témoignage ? Son universalité. […] Son vécu et les questions soulevées nous concernent tous : malades, aidants familiaux, proches de malades, soignants… Il y a urgence à agir pour restaurer une relation de confiance, basée sur une information transparente, le consentement libre et éclairé du patient, et une réelle écoute des aidants familiaux.
Plus loin, dans un autre commentaire :
Ici l’autobiographie touche à l’universel, nous avons besoin d’avoir confiance en nos soignants,pour nous ,nos proches…. Merci à l’auteure…

Ils me remplissent d’aise parce-que c’est exactement ce que je voulais. La dépakine n’était que la porte d’entrée, l’angle. Nous sommes tous des soignés, à un moment de notre vie. Et la confiance est la base de toute relation, de toute interaction. Et cela, sur la plan sociétal. Raconter notre expérience familiale n’a de sens que si elle peut être utile. Il ne s’agit pas de se complaire, de se délecter, de se « vautrer »dans un « moi, je » lequel serait, somme toute, assez malsain.

Elle réussit à partager son combat de femme et de mère en trouvant le ton juste. Ici, pas de pathos ni de haine, pas d’impudeur : Christelle a transformé sa colère en moteur vers la résilience, guidée par l’amour qu’elle porte à ses enfants.

Quel beau retour, une fois encore. Et le sentiment d’avoir été comprise. Oui, l’énergie de la colère n’a de sens, à mes yeux, que si elle sert à construire. À reconstruire, aussi.
Merci à vous, lectrices, lecteurs, d’avoir compris, et surtout, merci de participer aux ricochets, en parlant de ce livre.
Le dernier acte sera administratif. mes enfants seront-ils (serons nous) reconnus comme victimes par la société ?

Et enfin, reprendre ma plume, ma colle et ma poudre d’or… avec deux projets : finir le tome 2 de Les Fleurs du lac, et un projet à quatre mains avec Émilie, à qui je dois ce crapaud qui m’accompagne désormais.

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