Le roman de Thomas Lesquen

J’ai beaucoup aimé ce roman parce qu’il m’a « déroutée », surprise.
Je suis une lectrice de Denis Brillet. J’aime son univers et ses personnages.
J’étais donc curieuse de rencontrer Thomas Lesquen. Choisir un personnage éponyme, ce n’est jamais anodin.
Qui allais-je rencontrer ? Quel héros extra-ordinaire ?
J’ai très vite ressenti que le héros en question n’avait, en fait, rien « d’héroïque ». Un héros de l’ordinaire, en quelque sorte, soumis aux vicissitudes de la vie. Comme tout un chacun. Ni aimable, ni détestable. Les deux. Presque un « anti-héros ». Du moins, c’est comme ça que je l’ai ressenti.
En découvrant ce dernier roman, je découvre une nouvelle facette de l’écriture de l’auteur. Cette distance qu’il semblait avoir choisi de mettre entre son héros et lui me semblait inédite, et pour tout dire, un parti pris tout à fait intéressant.
Le roman de Thomas Lesquen…
Peut-on apprécier un roman sans éprouver d’émotion particulière pour le personnage principal ?
La réponse est oui, apparemment. Et la véritable héroïne devient la plume, l’écriture de l’auteur. Thomas Lesquen ne m’est pas apparu comme un personnage cathartique, soit. Cela n’en donne que plus de place à la qualité de la plume, ciselée, fine et tellement riche.
Une très belle expérience de lecture.

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